« le mouvement est le principe de toute vie »
Léonard de Vinci



Enfants C170
2004 - Acrylique,fusain, brou de noix, 60x73 sur toile

Quand le trait apparait…

L‘esquisse est comme un laboratoire où la forme s’accomplit dans un mouvement répété et obstiné.
La main s’active et fouille, les traits prolifèrent et se corrigent; les contours s’accumulent avant que la forme juste apparaisse et s’impose enfin.
Ce long processus d’errance graphique peut de prime abord se révéler incohérent à l’œil. Mais c’est ainsi que la figure parvient à porter en elle le mouvement et le souffle de la vie.
Chacune est pétrie par ses contours passant de l’informe à la forme, et ces lignes proches de l’entrelacement végétal, révèlent le monde sans jamais en venir à bout.



Des figures spectrales

Il finira de cerner ses univers grâce au travail de l’ombre et de la lumière , puis de la couleur.
Il y trouve le moyen de suggérer la densité des choses. Ses petits personnages semblent se dissoudre dans ces espaces lumineux, ou disparaître dans la pénombre. Il ne reste alors qu’une image spectrale de ces enfants, jouant avec ces clairs-obscur.



Le naturel

Ces enfants respirent au rythme du monde qui les entoure. Il veut donner l’illusion de la vie, créer un rapport naturel entre ces personnages, en faisant palpiter un microcosme, où les cris et les pleurs se mélangent au bonheur.